Historique

… est l’aboutissement de plusieurs années de collaboration fructueuse des associations Amitiés Franco-Roumaines et Partenaires des Hommes. La fusion de nos associations marque un tournant et une maturation de nos activités associatives, la volonté de rassembler nos forces pour plus d’efficacité dans notre travail en direction de la Roumanie.

AMITIES FRANCO-ROUMAINES – Créée le 18 mai 1987, l’association a la volonté de mieux faire connaître la Roumanie, pays latin d’Europe Orientale qui fut de tout temps ami de la France.

Durant ses dix ans d’existence l’Association Amitiés Franco-Roumaines a organisé des conférences, des expositions, des projections de films, des échanges culturels et touristiques. Pour informer ses adhérents elle a publié un bulletin Cuvantul. Elle a été à l’origine d’échanges et jumelages entre villes (récemment entre Eysines et Onesti), écoles, centres cultu­rels et associations. Elle a organisé un cours de roumain. Elle a mis sur pied le premier festival du cinéma roumain en Gironde. Elle a organisé en juillet 1996 une école d’été au cours de laquelle 200 jeunes Roumains ont pu se perfectionner dans la pratique de la langue française. En liaison avec des associations roumai­nes, elle a mis sur pied un réseau d’accueil chez l’habitant, pour les touris­tes français (31 départements roumains sont couverts).

Témoignage :

« Dès 1835-38 on trouve à Pa­ris des intellectuels roumains réunis au­tour de Lamartine, Michelet, Edgar Qui­net pour former le « Cercle du Collège de France ». On disait de la Roumanie qu’elle était la pupille de la France car le rôle de celle-ci a été prépondérant pour l’unifica­tion de ce pays. D’abord sous Napoléon III, après la guerre de Crimée, puis en 1919 après la guerre de 1914-18 durant laquelle des soldats français luttèrent auprès des sol­dats roumains contre les armées austro­-hongroises.
Même lorsque la nation roumaine n’existait pas géographiquement, écarte­lée qu’elle était au cours des siècles par les diverses invasions tartares, polonaises, allemandes, hongroises puis par le protec­torat russe d’une part et la suzeraineté ottomane d’autre part, le peuple roumain a réussi à maintenir l’âme roumaine au travers de sa culture et de sa langue, quel que soit l’occupant. Ce peuple a une culture particulière­ment riche et captivante malheureuse­ment mal connue chez nous, alors que, là-bas, la langue et la culture française sont au premier plan. Dès l’école, beaucoup de petits Rou­mains apprennent le français.
Tous ceux qui sont allés en Roumanie ont été frappés par la gentillesse, la courtoisie, l’hospitalité qu’on y rencontre. Ils ont pu constater l’attachement des Roumains pour la France et la conver­gence de nos cultures. C’est pourquoi nous pensons qu’il est indispensable que les Français connais­sent mieux la Roumanie et son peuple. Pour toutes ces raisons nous avons ju­gé nécessaire de créer cette association« .
Jean-Jacques Lapelletrie

PARTENAIRES DES HOMMES (P.HA.R.E. 33) est née en 1992, d’un désir impérieux de solidarité entre la jeunesse française et roumaine. Elle s’inscrivait initialement dans la continuité du projet de L.A.S.E.R., association de lycéens fondée au lycée Elie Faure de Lormont pour établir des relations amicales avec les lycées et la ville de Calan en Transylvanie. « Partenaire des Hommes » a donc toutnaturellement commencé par une aide matérielle d’urgence, de type huma­nitaire.

Depuis 1992, ce sont près de 50 tonnes de marchandises qui ont été collectées, triées, conditionnées, transpor­tées vers la Roumanie. Pour éviter la dé­rive trop souvent constatée du détourne­ment de l’aide apportée, nous avons tenu à en être les co-gestionnaires (avec nos amis roumains). Nous pouvons ainsi af­firmer qu’aucune fraude importante n’a pu avoir lieu : nous avons suivi la distribu­tion de tout ce qui nous a été remis. Pour cela, en collaboration avec l’I.RT.S. (Institut régional du travail social) et avec l’I.U.T. « Techniques de développement », nous avons été amenés à organiser des stages d’étudiants français en Roumanie. Des missions d’évaluation out étémon­tées, nous permettant de mettre au point un circuit de distribution directe, une aide personnalisée aux familles les plus démunies de la région de Calan, ainsi qu’un système de parrainage proposé aux familles françaises.

Mais cet aspect matériel a très vite laissé place à une démarche d’échanges de savoir et à la mise en place de stages de formations. Nous avons accueilli des Roumains venus découvrir le système français dans le cadre de leur profession (médecins, mécaniciens…). Cette orienta­tion nous semble prioritaire, dans l’optique d’une homogénéisation des pratiques en Europe.

La création de la « Coordination Gironde-Roumanie » et de multiples col­laborations avec les Amitiés Franco-­Roumaines Bordeauxont peu à peu fait germer l’idée d’un rapprochement plus poussé. Nos membres ayant appris à se connaître sur le terrain, ils n’ont eu aucun mal à envisager la réunion-fusion de nos deux associations en une seule, par souci d’efficacité. C’est ce qui a eu lieu au début de 1997, pour donner naissance à « GIRONDE-ROUMANIE, Echanges & Culture»­.

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