Ecoles d’été

L’association Amitiés franco-roumaines, à l’origine de GIRONDE-ROUMANIE, a organisé en juillet 1996 une école d’été au cours de laquelle 200 jeunes Roumains ont pu se perfectionner dans la pratique de la langue française. Cette première expérience ayant été un succès, nous avons voulu la renouveler et en juillet 2010 plusieurs membres de GIRONDE-ROUMANIE ont participé à l’organisation d’une Ecole d’été à Onesti en Roumanie. Au programme : cours de français, atelier théâtre, activités loisir.

Maria Perrouault, organisatrice de cet évenement nous partage ses impressions :

« Le projet d’organiser une « Ecole d’été à Onesti » est né de l’initiative de professeurs de français roumains. Les enseignants, constatant que de plus en plus d’élèves étaient attirés par l’anglais, ont décidé de nous contacter afin de mettre en place ce projet linguistique.
Le stage a eu lieu au Lycée Dimitrie Cantemir d’Onesti. L’équipe enseignante était composée de quatre bénévoles et une stagiaire de l’Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3 : Paule Souplet (AGIRabcd), Maria Perrouault (AGIRabcd et Gironde-Roumanie), David Cazenave (Gironde-Roumanie), Maud Maury (Gironde–Roumanie) et Catherine Perrouault (stagiaire).
Nous avons eu des élèves de tous les âges, une soixantaine environ, avec une très grosse classe de tout petits (de 7 ans à 9 ans) qui ont eu à cette occasion leur premier contact avec une langue étrangère. Les élèves venaient de milieux scolaires très différents : des universitaires de Bacau, des lycéens, des collégiens et enfin des élèves d’école primaire à partir de 7 ans.
La différence d’âge des élèves nous a conduit à créer quatre classes de niveaux différents, ce qui n’avait pas été prévu au départ dans la mesure où les âges des enfants ne nous avaient pas été communiqués explicitement. Les cours avaient lieu tous les jours de 9h (ou 9h30 pour les petits) à 13 h. Si des problèmes matériels (photocopies, cahiers, crayons) pouvaient exister, nous avions des salles très confortables et des appareils audio-visuels en nombre suffisant. Il convient de noter le sérieux des élèves, toujours à l’heure et très assidus et appliqués.
Pour les élèves de primaire, l’enseignement a été fait sous forme ludique, avec des chansons et des dessins. J’ai personnellement assuré l’enseignement de cette catégorie d’enfants. Mes quelques notions de roumain et l’appui des professeurs de français volontaires du lycée ont permis à ces enfants d’accéder à un vocabulaire de base dans une grande bonne humeur. Cette approche ludique dans l’étude du français a eu beaucoup de succès.
A noter que nous avons eu dans cette classe des plus petits un mixage d’enfants rroms et autre population roumaine et qu’il n’y a eu aucun problème, l’ambiance étant chaleureuse et sans aucune différence. Dans les points particulièrement positifs, il convient de noter également que les enfants étaient toujours à l’heure le matin et qu’ils écrivaient toujours « bonjour » au tableau avant ma rentrée dans la classe. Même si ce stage a été effectué au détriment de leur temps de vacances, les élèves l’ont beaucoup apprécié et ont demandé si nous pourrions revenir l’an prochain !!
Globalement, nous n’avons rencontré aucune difficulté particulière pendant cette expérience, nous avons été appuyés par les professeurs de français du lycée qui avaient retardé leurs vacances pour nous appuyer dans notre démarche. A la fin du stage nous avons collectivement donné un spectacle de danse, chant, poésie et, théâtre. Les grands et les universitaires ont interprété une pièce de théâtre dont ils avaient eux-mêmes écrit les textes et les dialogues en français.
Il faut remercier les professeurs roumains de cette initiative, la meilleure voie pour l’intégration des Rroms passant par l’école. Je conclurai en disant que nous avons vécu une très belle expérience riche en amitié et porteuse de projets pour le futur »…
Maria Perrouault

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